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Récit deuxième étape Lot et Célé 26 et 27 sept 2015

Après une nuit profitable, nous repartons de bonne heure par la route afin de rallier Cabrerets et Bouziès. Changement radical de paysage puisque cette fois nous longerons le Lot par le chemin de halage qui surprend toujours autant régalant au passage ceux qui ne connaissaient pas. Les chevaux ne tirent plus les gabares depuis des lustres, mais il est toujours aussi séduisant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(clic) St Cirq Lapopie baigne dans le brouillard, seules les falaises calcaires découpent le ciel résolument bleu : quelle chance ! 15 km de terrain joueur nous conduisent à Grégols ou Domi et son équipe iront chercher leur première côte située juste avant le repas de midi. Pascal les suivra pendant que l’extraordinaire Sandrine ne lâche pas le morceau en nous accompagnant sur les hauteurs. C’est dans la combe qui nous conduit à Cénevrières par la résurgence de (clic) Trou Madame (c’est bien réel) qu’elle crève sa roue arrière d’où s’échappe un produit visqueux et jaunâtre : Berk ! .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce temps de repos sera bénéfique, car ce qui suivra sera digne des sorties montagnardes. C’est dimanche et le chasseur s’invite aussi sur les sentiers. Ils ont déjà un superbe trophée à leurs pieds : Un sanglier. Le notre celui de Sivens (Patrick) est sur son vtt et dans le maquis, mais toujours le poil dur ! Du point de vue de la Balmette on surplombe la vallée avec à gauche Larnagol et à droite Calvignac.

 

 

 

 

 

 

 

Faut se résigner à poursuivre ou plus loin un arbre ralentira notre progression. Bizarrement la solidarité masculine s’exerce, il sera enlevé illico presto pour laisser magistralement le passage à Sandrine qui n’en croit pas ses yeux. Elle suscite une profonde admiration et transcende les garçons, mais le président lui n’a pas cette chance  paraît même qu’il a encore la pêche à son âge ! Si on le dit …. Une petite halte au point de vue de Calvignac avant de se cogner un déchaînement d’effort qui ralentit le temps devenu plus court face à la pente.

 

 

 

 

 

 

Ce temps-là est bien plus riche que celui écoulé dans tout ce qui est engagé et qui paraît-il permet d’oublier l’ordinaire de nos sociétés futiles. Du haut de l’étroite corniche sinueuse, la simple contemplation sur la vallée est pour celui qui ose le passage sur son vtt synonyme de multiples frissons et donc particulièrement délicieux .On apprendra plus tard que le groupe de Domi passera à pied. Le baladeur Denis ayant succombé aux joutes encourageantes des filles, il osera dépasser ces limites dans l’effort : Trop fortes ces nanas ! Quelques kilomètres après nous rejoindrons la logistique sur les hauteurs de Cajarc. Cette pause arrivera au bon moment, car je perçois la fatigue chez certains. Après un pique-nique préparé par le club, nous reprenons le chemin du sentier en laissant Bruno sur la touche. C’est pourtant un costaud et il ne savourera pas la fin du paysage, mais chacun est ici libre de poursuivre ou pas. Chloé et Sandrine continueront avec nous sur la difficile descente de Cajarc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour sortir du fond de la vallée nous irons chercher le GR65 A par une terrible rampe : 22% positif. Dur et suffisamment long pour rejeter Patrick à l’arrière qui fait tranquillement son chemin avec juste devant lui Gérard le dur à cuire côté souffrance. Je suis surpris par l’étonnante progression de Nicolas qui se montre bien plus accrocheur qu’il ne le dit. Aucune surprise avec Sandrine, Valentin et Frédo qui à enfin retrouvé ses jambes. Nous approchons de l’arrivée sur Montbrun, mais juste avant de descendre une visite au site d’envol situé au-dessus ne peut nous échapper. Formidable belvédère qui nous donne un spectacle grandiose sur la vallée du fleuve Lot. Impossible de faire le saut à vtt et donc nous descendrons tranquillement sur le village. Chacun se dit que c’est terminé, mais faut le connaître le moustachu Patrick !

 

 

 

 

 

 

 

Il trouve certainement grâce à sa culture de l’inédit, le magnifique sentier posé à flan de colline qui se termine sur la route principale. Là on se dit que cette fois … et bien non il nous a réservé une surprise. Nostalgie oblige (clic)  Quercyrail est présent dans sa mémoire, cette ligne de chemin de fer est aujourd’hui totalement à l’abandon. Il souhaitera nous en montrer sa décrépitude en empruntant le tunnel juste à la sortie de Montbrun. On sentira dans le noir éclairé par nos frontales, ces vieilles odeurs qui faisaient le fleuron de la SNCF. C’est le passé mais quel dommage pour les touristes qui n’ont pas connu la fumée de la locomotive.

 

 

 

 

 

 

 

Retour sur Montbrun ou la logistique conduite par Geneviève et Jean-Louis attend patiemment notre arrivée. Le retour au bercail se fera par les routes sinueuses du Lot. J’apprendrai plus tard que dans la nuit ce pauvre Pascal ne cessera de rêver de cailloux et de sentiers et il n’était certainement pas le seul. Lorsque le rêve n’envahit plus ton cerveau, c’est que tes esprits sont habités par la difficulté quotidienne de la vie d’aujourd’hui. Ne plus rêver c’est l’avant goût du mal être, tant que tu auras ce temps-là et bien le bonheur t’envahira.


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